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Dette publique : la France en faillite ?

« La faillite de la France », c’est le nouveau sujet qui semble inspirer les auteurs de politique-fiction, puisque des ouvrages traitant des causes et des conséquences de ce sujet ne cessent de paraître sur les rayons des librairies. Mais qu’en est-il vraiment ? La France risque-t-elle réellement la banqueroute ?

En 2005, le rapport Pébereau annonçait que la dette publique de l’Etat français était de 2000 milliards d’Euros, soit 120% du PIB (Produit intérieur brut), on est déjà très loin des 60% du PIB imposée par le traité de Maastricht ! La France vit à crédit depuis 30 ans environ, autrement dit, le pays dépense bien plus qu’il ne gagne, pour combler le reste de la somme, il est obligé d’emprunter à hauteur de 20% de son budget chaque année.

Des lots d’obligations sont émises selon des durées diverses allant de quelques années à plusieurs dizaines d’années. Mais que faire quand ces lots arrivent à échéance et qu’il faut les rembourser sachant que le budget reste toujours déficitaire ? La solution n’est autre que de contracter un nouvel emprunt pour payer ces dettes. Le mécanisme d’endettement est alors enclenché et se calcule en fonction du taux d’intérêt. Chose quelque peu rassurante dans ces circonstances, c’est que la France bénéficie toujours d’une « note » maximum auprès des prêteurs, la note en question est accordée par des organismes de notation ou « tiers neutres » qui évaluent objectivement la santé financière et les capacités de remboursement des Etats.

La situation actuelle de la France ne prête pas à l’alarmisme, ni à la crainte d’une faillite imminente. Il ne faut pas oublier que si la France emprunte de l’argent, elle est aussi un pays créancier. Depuis 1997, la France est créancière nette pour une somme totale s’élevant à hauteur de 3% du patrimoine national, ce qui correspond à 13% du PIB. Autre détail non négligeable, en 2003, les « avoirs extérieurs nets » atteignaient la somme de 132 milliards de dollars.

Le réel impératif pour la France est de gérer sa dette publique et tenter de les baisser à travers les réformes qui s’imposent, endiguer le flux de l’endettement n’est possible qu’à ce seul prix avec les sacrifices parfois douloureux que cela nécessite.

Source Photo : 1suisse