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G20: vers une régulation de la finance? Réunis en sommet à Londres ce jeudi, décris comme le sommet des décisions, les chefs d'Etat membres du G20 mènent des négociations pour fixer des accords aptes à ramener la confiance et relancer l'économie mondiale sur des bases plus solides. La nouvelle structure économique reposera sur quatre grands organismes : le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, le Forum de stabilité financière (FSF) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'enjeu est de renforcer leurs moyens et élargir leurs pouvoirs afin colmater les brèches qui menacent la stabilité économique mondiale. Pour ce faire, des sources diplomatiques annoncent que les membres du G20 envisageraient de débloquer le chiffre de 1.000 milliards de dollars pour soutenir l'économie mondiale. Concrètement, c'est le FMI qui est le grand bénéficiaire, ses moyens seraient, en effet, triplés de 250 à 750 milliards de dollars. Cela lui permettrait de mieux veiller sur la santé économique mondiale et soutenir plus activement les pays en difficulté. Concernant la Banque mondiale, sa capacité de prêts passe de 200 à 300 milliards de dollar sur la période 2009-2011. Le FSF assumera un rôle plus important en tant que gendarme mondial des marchés et des institutions financières. Il agira, de ce fait, en étroite collaboration avec le FMI. Le FSF sera institutionnalisé et devrait se transformer en Conseil de stabilité financière, avec une structure permanente. L'OMC de sn côté devra surveiller de plus près les mesures protectionnistes érigées par les Etats et garantira le libre-échange. Ces réformes s'imposent à un moment où l'économie subit sa pire crise depuis 1929. Une crise profonde et durable surtout que les chiffres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) table sur une contraction de 4,3% de l'économie des pays riches en 2009. La production dans les Etats-Unis, le Japon et la zone euro subirait une chute de production allant de 4 à 7% pour l'année 2009 et devrait aussi stagner en 2010. Concernant les pays en développement, la Banque Mondiale prévoit un net ralentissement de la croissance économique de ces pays en 2009 à 2,1%, contre 5,8% en 2008. Photo : La Presse. |
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