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General Motors n'exclut pas la faillite

Le géant automobile américain General Motors (GM) évoque la possibilité d'un dépôt de bilan. Le constructeur a fait savoir jeudi aux autorités de régulation boursières qu'il n'écartait pas de se placer sous la protection de la loi américaine des faillites. Une législation qui permet notamment à une entreprise en difficulté de se restructurer à l'abri de ses créanciers. GM parle de la possibilité d'une liquidation pure et simple dans le pire des scénarios, si Washington n'accepte pas de verser les milliards de dollars de rallonge.

Le rapport de la GM évoque les « pertes opérationnelles » et l'incapacité du groupe « à générer des liquidités suffisantes » pour répondre aux obligations financières et soutenir les activités du constructeur. La firme de détroit affirme: «Au cas où nous ne réussirions pas à développer un plan de restructuration ou si une facilité de crédit n'était pas disponible, nous serions contraints à la liquidation, sous le chapitre 7 de la loi des faillites ».

De leur côté, les autorités américaines ont déclaré travailler sur une solution « sensée » pour sortir le groupe de la crise.

GM avait annoncé des chiffres pour le mois de février: ses ventes aux Etats-Unis ont baissé de 52,9 %. Le groupe avait déjà reçu 13,4 milliards de dollars d'aide publique en décembre, date à laquelle il avait évoqué les risques de faillite. Le constructeur demande une nouvelle rallonge de 16,6 milliards de dollars. Reste à voir si le « plan de viabilité », annoncé par Barack Obama le 17 février, accordera la dite somme. Verdict le 31 mars.

L'éventualité d'un dépôt de bilan pour GM est perçue comme un raz-de-marée économique dont l'impact dépasserait le territoire américain. Le Groupe de Detroit compte 154.000 emplois répartis sur une trentaine de sites aux États-Unis et 55.650 en Europe, (en Allemagne, en Espagne, en Suède et en Angleterre). GM est aussi propriétaire de 20 sites de production, répartis entre production automobile et fabrication d'accessoires et équipements de véhicules.

En Europe, le gouvernement allemand rechigne toujours à verser des aides à la filière Opel du constructeur américain qui menace de supprimer environ 7.000 emplois.

Photo : La Presse.