La LOA craint-elle la crise?

Les constructeurs vendent déjà moins de voitures neuves avec la crise, mais une baisse des demande ou des acceptations de dossiers de leasing pourrait encore affaiblir un marché bien en panne.

Demandes en baisse

Le panier des ménages se rétrécit avec la crise, l'augmentation du chômage, la baisse de confiance en l'avenir et les affaire qui ne marchent pas.

C'est un cercle vicieux infernal. Si une société vend moins bien, elle ne songera pas à renouveler son parc automobile dans l'immédiat et participera à la baisse générale des ventes de véhicules neufs. Dans ce climat, le particulier sera méfiant et retardera peut-être son désir d'achat.

Dossiers en baisse

Les organismes de crédit deviennent aussi plus méfiants dans ce climat. Ils accordent moins d'acceptations de dossiers, surtout s'ils doutent des garanties que le client apporte sur sa solvabilité.

Les concessionnaires et les constructeurs sont face à une équation délicate: pour vendre plus il faudrait au contraire accepter plus de dossiers, mais vendre à risque n'améliorera pas les affaires.

Rétablir la confiance

Face à un tel paradoxe, seul le rétablissement de la confiance peut apporter son effet levier. Et il semblerait que pour compenser les baisses d'achats, les constructeurs, qui sont souvent les organismes financiers en cas de leasing, veuillent hausser les taux d'intérêt et retomber ainsi sur leurs pattes.

Mais ne serait-ce pas une solution bancale alors que les ménages comptent le moindre centime? Il est bien difficile de prédire qui des constructeurs ou des particuliers choisira en premier de montrer au marché que la confiance est revenue.

Photo: Flickr.

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