La suppression de la taxe professionelle fait des gagnants et des perdants
Depuis sa création en 1975, pas moins de 68 textes de loi ont modifié cet impôt décrié qu'était la taxe professionnelle. S'il était temps de la réformer, sa suppression ne fait pas que des euros. Après une réforme en 1999, la taxe professionnelle est finalement remplacée cette année depuis le 1er janvier par la contribution locale d'activité, une cotisation indexée sur la valeur foncière et la valeur ajoutée. L'industrie et les entreprises du bâtiment et travaux publics s'en réjouissent, mais les banques-assurances, les sociétés foncières, les sociétés d'intérim ainsi que les entreprises de conseil et d'informatique ne sont probablement pas favorisées par ce nouveau calcul. «Dans certains cas, les hausses seront à terme de plus de 500%», prévient le fiscaliste Pascal Martinet d'Alma Consulting Group. "Je ne pense pas que ce soit un choix pour l'avenir", poursuit-il. "Car cela est défavorable aux entreprises à forte valeur ajoutée, c'est-à-dire aux secteurs qui feront principalement l'emploi de demain". Le secteur de l'intérim a déjà tenté de faire passer au Sénat deux amendements après la suppression de la taxe professionnelle, en espérant notamment des mesures de plafonnement, mais en vain et malgré des protestations dans la rue. Photo maesejose via flickr.com |
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