.

Les listes des paradis fiscaux du G20

Dans le cadre du sommet du G20, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié, jeudi 3 avril, une liste noire des pays « fiscalement non coopératifs ». Cependant, les paradis fiscaux les plus connus mondialement ne figurent pas sur cette liste, dans la mesure où ils avaient finalement décidé d'assouplir leur concept du secret bancaire tel que l'exigeaient l'UE et les Etats-Unis.

La « liste noire » des pays non coopératifs quant aux standards internationaux sur le plan fiscal regroupe quatre Etats : le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay.

Une seconde liste, la liste « grise », regroupe les pays ayant pris des engagements mais ne les ayant pas « substantiellement » mis en œuvre en matières d'évasion fiscale. Parmi les 38 pays qui constituent cette liste, figurent le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg et Monaco.

La question des paradis fiscaux, « trous noirs de la finance », a été remise à l'ordre du jour depuis novembre 2008 au somment de Paris, date à laquelle la crise financière battait son plein. Les 17 pays participants avaient réclamé à l'OCDE de « réactualiser » à l'horizon 2009 sa « liste noire » des paradis fiscaux non coopératifs.

Pour ne pas figurer sur la liste noire, le Luxembourg et l'Autriche ont accepté de coopérer avec les autres pays en échangeant des informations bancaires en cas de soupçons de fraude fiscale. Monaco a, pour sa part, accepté de négocier un accord d'échange de renseignements en matière fiscale avec l'Union européenne. La Suisse avait annoncé qu'elle se conformerait aussi aux standards de l'OCDE.

Photo: La Presse.