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Michelin en chute de 53%

Michelin a annoncé le vendredi 13 février une baisse vertigineuse de 53,8 % de son bénéfice net, soit à 357 millions d'euros au lieu des à 498 millions prévus. La marge opérationnelle est tombée à 5,6 % du chiffre d'affaires, contre 9,8 % en 2007. Au cours de l'exercice, son chiffre d'affaires a diminué de 2,7% à 16,4 milliards d'euros, tandis que son résultat d'exploitation a chuté de 44% à 920 millions d'euros.

Au quatrième trimestre, les ventes de pneus des voitures de tourisme affichait un recul de 15 %. Les ventes de pneus de poids lourds se sont effondrées de 20 %.

Dans ce contexte de crise, le groupe annonce sa nouvelle stratégie d'investissements à 700 millions d'euros en 2009. En 2008 le volume des investissements était de 1,3 milliards. Michelin annonce tout de même maintenir le versement d'un dividende de 1 euro par action, au titre de 2008, contre 1,60 euro en 2007.

Michelin était relativement à l'abri de la crise car il ne réalisait que 20 à 25% de son chiffre d'affaire avec les constructeurs automobiles. Le gros des ventes était plutôt réalisé dans le secteur du remplacement supposé moins sensible aux effets de la crise. Mais les équipementiers automobiles ont stoppé leurs commandes à Michelin faute de liquidités.

Les prévisions pour 2009 ne sont pas plus optimistes. Le groupe anticipe une chute importante du marché du pneumatique. Selon Michelin les chiffres « pourraient se redresser au fur et à mesure que les stocks sur les marchés du remplacement se reconstitueront et qu'une reprise de l'activité économique se matérialisera ». Le groupe espère aussi améliorer ses résultats grâce à la baisse des prix des matières premières (caoutchouc naturel et les produits dérivés du pétrole).

Le constructeur compte aussi réduire ses investissements de 50% surtout en Europe. Au profit des projets en Chine et en Inde qui devraient garder leur cap actuel.

Malgré un environnement de marché plus difficile, Michelin veut toujours atteindre l'objectif d'une marge d'exploitation d'au moins 10% du chiffre d'affaires en 2010.

Photo: La Presse