.

Retraite à 1 million d'euros par an à la Société Générale

Décidément les polémiques, concernant les rémunérations des hauts cadres, n'en finissent pas de défrayer les chroniques. Après les affaires des Stock-options, c'est aujourd'hui la retraite des mandataires sociaux de la Société Générale qui ravive, de plus belles, le mécontentement général. Selon le « document de référence 2009 » de la banque, l'ancien PDG et actuel président du conseil d'administration de la SG, Daniel Bouton, ainsi que Frédéric Oudéa, Séverin Cabannes, Didier Alix et deux administrateurs indépendants, bénéficieraient tous d'une retraite dorée s'élevant à la coquette somme de 32,93 millions d'euros sur 23 ans. « Cela représente en moyenne 5,5 millions pour chacun d'entre eux » a expliqué lexpress.fr dans un article consacré à cette affaire.

Daniel Bouton conserve aussi ses droits au régime sur-complémentaire de la retraite des cadres. Selon lexpress.fr, « à la date du 12 mai 2008, Daniel Bouton avait ainsi acquis des droits à pension à la charge de la Société représentant 58,2 % de sa rémunération au titre de 2007 », Sachant que la rémunération en question s'élevait à 1.250.000 euros, ces droits représentent donc environ 727.500 euros par mois qui viennent s'ajouter aux 240.000 euros. Résultat mensuel net : près de un million d'euros!

L'affaire a soulevé un tollé du côté des syndicats de la Société Générale qui protestent contre le chiffre, injustifié selon eux, de la retraite de Daniel Bouton, à un moment où les salariés doivent « se serrer la ceinture ». Du côté des politiques, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a déclaré sur RTL qu'« Il ne s'agit pas de chercher un quelconque bouc émissaire, mais pour M. Bouton ça commence à faire beaucoup : entre l'affaire Kerviel et Daniel Bouton qui, aujourd'hui, est toujours là, les stock-options auxquelles il a, en définitive, renoncé, et puis cette affaire-là ». Et d'ajouter, « Ce que je souhaite, c'est qu'il se mette bien en conformité avec le code d'éthique de l'Afep (Association française des entreprises privées) et du Medef ». Ce code fixe des principes pour la rémunération des dirigeants des grandes entreprises.

Photo : La Presse.