.

Société Générale: les dirigeants renoncent à leurs stock-options

Les dirigeants de la Société générale se plient aux exigences de l'Elysée et du ministère de l'économie et renoncent à leurs stock-options. Dans une lettre adréssée aux salariés, les hauts cadres de la Société Générale expliquent que « Pour couper court aux polémiques actuelles, nous avons décidé de renoncer au bénéfice de l'attribution de ces stock-options et en avons informé le conseil d'administration ».

La décision a été prise dimanche, 22 mars, deux jours après la déclaration des dirigeants de SG qui avaient accepté provisoirement, vendredi, de ne pas « exercer » (vendre) les milliers de stock-options qui leur ont été attribuées cette année.

La banque a attribué 70.000 stock-options au président de la Société générale, Daniel Bouton. Son directeur général, Frédéric Oudéa, recevait lui 150.000, tandis que Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, devaient en recevoir 50.000 chacun. Sachant que le cours actuel est situé à 28 euros, le montant des bonus pouvait s'élevait de un à plusieurs millions d'euros. Comme plusieurs autres banques françaises la SG est soutenue par l'Etat à hauteur de 1,7 milliard destiné à renforcer ses fonds propres.

L'affaire n'a pas manqué de soulever de vives polémiques au sein du gouvernement et des représentants des salariés. Surtout que les salariés de SG avaient été contraints de renoncer à leurs primes sur objectif suite aux difficultés nées de la crise économique. Nicolas Sarkozy, en faisant allusion, en termes à peine voilés, à l'affaire SG, avait déclaré « On ne peut pas solliciter l'argent public pour passer un moment décrit unanimement comme difficile et faire un plan généreux de distribution d'actions ou de bonus » et n'a pas hésité à parler de « scandale ».

Photo La Presse.